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Attention : nouvelle version 7.5

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Dernière mise à jour : 25 mai 2012.


Une nouvelle version de DxO Optics Pro est disponible. Il s'agit de la 7.5. Parmi ses principales caractéristiques figure le passage à 64 bits, qui augmente la vitesse de lancement, de prévisualisation et de traitement (à condition d'avoir un ordinateur équipé à ce régime). Plus de deux cents nouveaux modules boîtier-objectif sont implémentés, ce qui porte la bibliothèque DxO à plus de six mille modules, dont soixante pour le Nikon D800. L'interface a été enrichie de nombreuses fonctions sous Windows (les utilisateurs de Mac représentent environ un cinquième de la clientèle de DxO). La mise à jour est gratuite pour les possesseurs d'une version 7. Sinon, un prix promotionnel est actuellement proposé, à 100 € (au lieu de 150)

    Les principales nouveautés des versions 7, par rapport aux versions 6, portent sur :
   - la vitesse d'exécution (DxO indique que celle-ci est accrue jusqu'à un facteur quatre), encore améliorée si on peut passer en 64 bits,
  - l'amélioration des options de netteté, déjà performantes sur les versions 6, avec notamment une action spécifique sur les bords d'image, souvent moins piqués que la zone centrale,
   - un meilleur traitement des couleurs et des zones de haute lumière,
   - une optimisation de l'ergonomie.

Les habitués de cet excellent logiciel d'amélioration de l'image et de dématriçage des images RAW ne seront pas dépaysés. DxO reste le plus performant dans le traitement du bruit et continue de faire la course dans le peloton de tête, pour l'ensemble de ce qu'on en attend. Rappelons que l'éditeur, qui a établi un critère mondial avec ses tests de laboratoire, est français. Mais DxO ne concurrencera pas, cette fois encore, les champions du HDR que sont Photomatix, Oloneo et EasyHDR, et le module de "vrai HDR", qu'on nous dit en préparation depuis des mois, est toujours absent.

DxOLabs a organisé, le 22 décembre, un premier "webinaire" sur sa nouvelle version (mot-valise obtenu par contraction de "web" et de "séminaire"). Une vidéo instructive d'une heure et demie a été tirée de cette opération lancée auprès des acheteurs de DxO 7 : "DxO Optics Pro - Premiers pas et perfectionnement".

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Rappelons que DxO est un logiciel dont le but essentiel est de corriger les anomalies d’une photo : aberrations chromatiques, vignettage, bruit, piqué insatisfaisant, balance des blancs mal configurée, distorsions, etc. Il le fait d’autant mieux qu’il présente une base de données de très nombreux appareils et objectifs existants, et qu’il sait les accoupler. Grâce à ces informations, régulièrement remises à jour, il propose des réglages automatiques dont on peut se contenter. Si on désire aller plus loin et faire ses propres corrections, l’étendue des possibilités est vaste. Cela permet de s’affranchir des limitations de la correction logicielle des marques : Canon, par exemple, ne corrige directement ses jpeg, à la prise de vue, que pour des objectifs Canon ; avec un Sigma ou un Tamron, on est prié de conserver ses franges violettes. DxO n’est pas si regardant.

DxO est surtout un excellent dématriceur de RAW. Je ne le classerai pas parmi les logiciels de retouche. Dans ce domaine, la gamme des produits Adobe (Photoshop CS5, Photoshop Eléments, Lightroom) offre des possibilités beaucoup plus étendues. Au sortir d’un traitement DxO, une photo peut être mieux contrastée, plus nette, dynamisée, débarrassée de son bruit, colorée autrement, recadrée, avec des distorsions redressées, mais elle n’est pas différente dans la structure, alors qu’avec un Photoshop on peut la transformer radicalement.

Le travail peut s'organiser en "projets", mais il ne faut pas compter sur un véritable classement thématique (qu'on me permette d'éviter d'entrer dans le détail, ce serait trop long). La version 7 permet d'importer les fichiers depuis un catalogueur extérieur, par glisser-coller, et non plus seulement depuis la seule arborescence interne.

Ce petit sujet ne constitue pas un tutoriel. Il s’agit juste de présenter les particularités de ce logiciel très pratique et d’essayer de montrer en quoi il se distingue. Je complèterai ultérieurement le sujet avec les nouveautés de la version 7 (consultables sur le site DxO), mais l'essentiel est là. Les récentes améliorations portent sur la vitesse d'exécution et sur les qualités accrues du traitement de la netteté.

 

Une bonne ergonomie

Premier point remarquable : la prise en main est facile. Chaque opération ouvre une fenêtre d’aide qui précise la fonction en cours, présente les options de clavier et annonce l’étape suivante. Une fois qu’on est familiarisé avec la démarche, on peut désactiver l’ouverture de la fenêtre. De toute façon, le travail est intuitif, tant les options sont évidentes, pour la plupart. Et l'effet de chaque intervention est contrôlable en temps réel, en zoomant de préférence.

L’ensemble se présente en trois colonnes. A gauche : l’arborescence des dossiers et fichiers, dans laquelle on retrouvera les photos à corriger, puis un certain nombre de paramètres au moment de la correction. Au centre : l’ensemble des photos d’un dossier, puis la fenêtre de travail. A droite : la liste des opérations possibles. Mais on peut adapter la présentation à son goût.

Dès la sélection de la photo à traiter, le logiciel effectue une correction standard, en fonction des paramètres qu’il a en mémoire pour le couple appareil-objectif, repéré automatiquement. Cela peut suffire dans la plupart des cas. On peut, sinon, se reporter dans la colonne de droite pour pousser ses propres corrections. Il est possible de sauvegarder chaque jeu de corrections, qu’on appelle en fonction de ses choix, ce qui ne limite en rien les options complémentaires qu’on jugera nécessaires.

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Le choix des corrections

L’ensemble des options se présente dans la colonne de droite, selon un jeu de palettes qu’on peut configurer, activer ou désactiver. La plupart des corrections s’opèrent avec des réglettes et curseurs, et on peut affiner le travail à la décimale près en précisant le nombre souhaité.

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Lumière

- Compensation de l’exposition (plus ou moins claire).

- DxO Lighting HDR. Il s’agit, en fait, d’un « faux HDR », qui joue sur la gamme dynamique, car DXO ne propose pas la fusion de plusieurs photos d’expositions différentes, comme les logiciels spécialisés dans le genre (EasyHDR, Oloneo ou Photomatix) ou généralistes haut de gamme (Photoshop, Lightroom). C’est une lacune qu’il serait utile de combler. Il paraît que c'est à l'étude. Pour le moment, la notice publicitaire de l'éditeur en fait un avantage, arguant qu'il est plus simple de traiter une seule photo que d'en superposer trois... Mais elle n'explique pas - et pour cause - comment on peut aller chercher des détails dans une zone brûlée ou obscure d'une photo unique, alors qu'une série de prises de vues à diverses expositions offre évidemment une gamme plus large. En tout cas, la version 7.0 ne sera pas celle du « vrai HDR » sur DxO.

Je signale, à l'usage, que le réglage d'intensité, dans cette palette, est le plus générateur de bruit, davantage encore que celui de la netteté (voir plus loin). Pour les photos lourdement menacées par le bruit, il est préférable de mettre l'intensité à zéro, quitte à récupérer la luminosité avec d'autres paramètres. Il n'en manque pas. Mais un passage par Photoshop Eléments ou Lightroom, par exemple, peut compléter le travail.

Trois choix automatiques : léger, moyen, fort. Intensité réglable, points noirs et points blancs, gamma et rayon gamma, préservation des ombres et des hautes lumières (très utile), contraste général et local. Le contraste local complète, à mon avis, le réglage de netteté (voir plus loin). Mais il ne faut pas en abuser, au risque d'augmenter un bruit déjà présent et de destructurer le détail de l'image. Comme pour tous ces réglages de précision, il est nécessaire de zoomer : ce n'est qu'à cette condition que les défauts d'excès apparaissent.

Le vignettage est très bien corrigé au curseur et se complète d’une amplification à mi-champ. En général, la correction automatique suffit (je m'entête à mettre deux t au néologisme "vignettage", puisque "vignette" en prend deux, et que "toilette" donne incontestablement "toilettage", mais c'est discuté).

Enfin, une courbe des tons, en RVB, rouge, vert et bleu. Celle-ci est très pratique pour améliorer la gamme dynamique : le réglage en "s", avec un choix de points multiples, peut donner des résultats spectaculaires à partir d'une image trop sombre ou trop claire (attention au bruit, encore et toujours, qui monte avec l'éclaircissement des zones sombres).

Couleur

- Balance des blancs, avec pipette, réglette et curseur (du chaud au froid), vibrance. Cette dernière option joue sur le renforcement des couleurs choisies. Le réglage multipoint, selon certains avis, n'a pas atteint un bon niveau d'efficacité. De toute façon, c'est un "plus" dont on peut se passer, grâce à la richesse des autres réglages.

- Rendu des couleurs : intensité. A régler en zoomant. Plusieurs choix automatiques sont proposés, particulièrement destinés au RAW : par défaut (usine), boîtier (à partir d'une liste), film positif couleur (trois Fuji, Ektachrome et Kodachrome).

- Contraste, saturation et luminance, pour chacun des canaux ou globalement.

- Options de rendu : original, paysage, portrait, noir et blanc, sépia.

Attention : passer de la couleur au noir et blanc par cette option n'est pas satisfaisant. Il est préférable d'éviter le rendu standard de désaturation, plutôt terne, et de jouer sur les réglages chromatiques. Un vrai mélangeur de couches serait le bienvenu. Pour le moment, les logiciels d'Adobe font mieux. Je recommande un article remarquable sur le sujet, publié dans le numéro 21 de Compétence Photo (mars-avril 2011), ainsi qu'un très bon dossier du numéro 236 de Réponses Photo (novembre 2011). A lire et à archiver.

Géométrie

- Distorsion, réglable par fisheye, barillet ou coussinet. Du classique, mais efficace. Avec cette option, on peut faire du portrait au 18 mm : les déformations, que certains prennent pour une accentuation de perspective (voir ici), peuvent être corrigées dans une large mesure. L'automatisme permet même des corrections de distorsions complexes, en fonction des défauts de détail relevés par le labo DxOLab et enregistrés dans la base de données, ce qui n'est encore égalé par aucun logiciel du genre.

- Perspective/horizon. Une réglette permet de remettre à l’horizontale une image cadrée de travers (banal). Quant à la perspective, elle est réglable horizontalement et verticalement. Plus efficace encore : on peut poser deux lignes de redressement, qui corrigent la perspective localement. En fonction de la position de ces lignes, de leur longueur et de leurs extrémités, qu’on modifie à la souris, l’image se déforme à volonté. Grâce à cette option, ont peut affiner plus précisément les volumes qu’avec un simple basculement global, vertical ou horizontal, lequel ne peut gérer l’ensemble des parallèles dans un décor complexe. Il faut une certaine habitude pour obtenir des corrections satisfaisantes, et une modification minime peut faire exploser l’image. Mais cette option, bien maniée, remet d’aplomb n’importe quelle perspective… ou en crée une nouvelle, par exemple en mettant un terrain en pente devant un mur qui reste vertical.

- Un recadrage est également proposé, soit libre, soit en fonction d’une liste de proportions. Toute opération qui rogne l’image, ce qui est fréquent dans les corrections de perspective, offre un recadrage automatique. La version 7.2 améliore les possibilités, notamment en inscrivant une grille qui permet de placer les divers sujets de l'image au millipoil dans le cadrage.

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Les murs restent verticaux, le sol penche... Cet effet ne peut pas s'obtenir par un simple basculement global. Il est effectué grâce aux lignes de redressement des parallèles. Une légère ovalisation du globe subsiste, qu'on doit pouvoir éliminer tout à fait. Un peu de murs et de carrelage, coupés par le recadrage, ont été récupérés avec Photoshop Eléments. Le contraste et la netteté ont été améliorés selon le paramétrage automatique.

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Les lignes de redressement des parallèles sont repérées sur l'affichage du haut par des flèches rouges. La fenêtre du bas montre les corrections automatiques de base, couleur, contraste, netteté, etc., en plus du léger redressement de perspective. On note la perte d'image, en bas, à gauche et à droite, et le recadrage automatique opéré par le logiciel.

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Attention : le maniement de ces lignes de correction nécessite doigté et entraînement.
Traiter ainsi un cortège présidentiel peut passer pour un attentat terroriste.

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Une structure simple comme celle-ci (clocher de la cathédrale de Grenade) est facilement redressée par simple basculement. La perte de surface est sensible, de sorte qu'il vaut mieux cadrer large à la prise de vue, en prévision du redressement.


Détail
       Ces données sont améliorées dans la version 7 (mise à jour prochaine du sujet).

"Netteté de l'optique" : deux réglettes (intensité et taille) permettent de pousser ou non la correction. On peut ne pas y toucher, mais il est aussi possible d'améliorer l'accentuation par ce moyen. Un excellent article du N° 332 de Chasseur d'Images (mars-avril 2011) suggère de remonter de -0,5 à 0 le réglage par défaut de la netteté globale, voire à +1 "pour une image franchement croustillante". Comme toujours, vérifier au zoom qu'on n'altère pas le détail.

Suit le réglage "masque de netteté", qu’on retrouve sur les logiciels d’Adobe et même sur le gratuit Gimp. Les trois paramètres sont nommés intensité, rayon et seuil. Cela n’appelle aucun commentaire particulier : c’est d’une efficacité remarquable, et on ne saurait s’en passer, pour rendre du mordant à une image un peu molle. Mais attention : on finit vite par trouver toutes les images molles, et l’abus de cette fonction peut être dommageable. Les excès détériorent le détail, ce qui apparaît dans les grands agrandissements. Il est donc raisonnable de ne pas dépasser 150 pour l'intensité et 1 pour le rayon, selon les avis de spécialistes, le seuil pouvant être fixé à zéro (étendue maximale de la correction) ou légèrement plus.

Suppression des poussières affectant le capteur, par pinceau à taille réglable.

Bruit RVB
      
  Ajout d'une nouvelle fonction dans la version 7 (précisions à venir).

Réduction en chrominance et luminance, correction des gris et suppression des pixels morts, en zoomant sur une zone significative (un à-plat sombre, généralement). Le système est plus efficace et complet sur les photos en RAW qu'en jpeg. Cette option ne s’entend guère avec la précédente, c’est connu : plus de netteté accroit le bruit, moins de bruit détériore la netteté. Il faut composer avec ce choix. La fonction de réduction de bruit de DxO est considérée comme excellente par la presse spécialisée, en comparaison de ce qu'offrent d'autres logiciels, sensiblement plus coûteux. Il est donc inutile de se lamenter sur un résultat qu'on juge insuffisant, en se disant que l'herbe doit être plus verte chez le voisin : on n'obtiendrait guère mieux avec un concurrent.

Aberrations chromatiques

Une coche agit sur les franges colorées. Ces fameuses franges, le plus souvent violettes, sont dues à la dissociation de la lumière traversant l’objectif, à certaines focales et certaines ouvertures. Elles sont visibles au bord des lignes à fort contraste, sur une largeur de quelques pixels. En fait, cette dissociation se répartit sur l’ensemble de l’image, même si on ne la repère pas en dehors de ces lignes de contraste, et la netteté s’en ressent. Les objectifs haut de gamme nous les épargnent dans une large mesure, mais la plupart des autres en sont affectés. DxO supprime presque complètement le défaut en recalant les diverses couleurs de base.

C’est l’un de ses principaux avantages, qui justifie à lui seul son achat si on utilise un objectif d’une marque différente de celle de l’appareil (le logiciel intégré à l’appareil remédie le mieux possible à l’inconvénient, mais pour les objectifs maison). Dès lors, autant travailler directement en RAW et se concentrer sur le dématriçage que propose DxO. Les avantages du RAW sont si nombreux que la plupart des spécialistes dédaignent le jpeg, mais le sujet sort de notre cadre (voir aussi et surtout ici).

Tour_Eiffel_franges
Des franges violettes sont visibles sur la photo originale (à gauche). Le traitement DXO les réduit considérablement (à droite). On constate l'amélioration générale de piqué qui en résulte, en plus de la légère correction de netteté effectuée automatiquement, ici, ou accentuée manuellement (on s'en rend mieux compte en cliquant sur la photo pour la voir en taille réelle).

    

       DXO Mark : le jugement impitoyable des matériels

       Pour établir ses références boîtier-objectif, DxO dispose d'un labo dont les mesures font à ce point autorité qu'on commence à parler de « norme DxO ». D'où la tentation, pour cette marque (française, rappelons-le), de publier un palmarès des meilleures optiques en association avec un certain nombre de boîtiers courants. Les mesures sont d'autant plus rigoureuses qu'elles sont opérées sur les fichiers RAW, donc bruts de décoffrage, ce qui place tous les matériels à égalité. Les résultats sont publiés (en anglais) sur le site DxO Mark. Attention : le jugement est impitoyable ! Les surprises ne vont pas manquer, notamment sur la tenue remarquable des objectifs Sigma, associés à des boîtiers Canon. Surprises bonnes ou... mauvaises. Je dois dire qu'au vu de ma propre configuration, j'ai fait grise mine. Heureusement que DxO est là pour remédier aux carences ! Mais la consultation de ce palmarès est aussi un moyen, avant achat, de s'orienter vers le meilleur couple.


       DxO Film Pack : module utile ou inutile ?

Depuis septembre 2010, un module complémentaire, DxO Film Pack, ressuscite l’argentique en proposant les rendus d’un grand nombre de marques et sensibilités de pellicule, jusqu’à reconstituer un grain. Il est possible (comme pour DxO Optics Pro, d’ailleurs), de télécharger une version d’essai complètement fonctionnelle, sans même un filigrane à la sortie, ce qui est très fair play. Les premiers tests ne m'avaient pas paru convaincants... On en est aujourd'hui à la version 3.1 (mise à jour en même temps que DxO Optics Pro), et il faut reconnaître que le logiciel a été enrichi et amélioré au point de devenir vraiment intéressant.

Il simule le rendu d'une soixantaine d'émulsions. De plus, le post-traitement des photos permet maintenant des réglages de l'exposition et des couleurs, et on trouve un très utile mélangeur de canaux pour le noir et blanc, ainsi que quelques filtres. DxO Film Pack peut être utilisé seul ou en plug in de DxO Optics Pro, Photoshop, Lightroom et Aperture.

    Le prix a été revu à la baisse. Les premières versions paraissaient un peu trop maigres pour être vendues une centaine d'euros. La version 3.1 est actuellement proposée en promotion de Noël à 49 € par l'éditeur, et à 49,90 € chez Digit Photo, ce qui devient très attractif.

 

CONCLUSION

Le slogan publicitaire « Repoussez les limites de votre appareil photo » me paraît justifié. DxO est un logiciel complet pour ce qu’on peut en attendre : l’amélioration de la qualité et du rendu global d’une photo, un excellent dématriçage du RAW et rien de plus. Le logiciel est facile d’emploi, avec des menus d’aide suffisants pour se lancer. Une utilisation pleinement efficace nécessite un minimum de connaissances, mais il n’y a pas besoin d’être un expert pour profiter de la plupart des fonctions. L’automatisme proposé est déjà efficace, et on ne tarde pas à trouver tout seul de meilleurs réglages, étant entendu qu’il n’y en a pas d’universel, chaque photo à traiter étant différente d’une autre.

Le RAW est reconnu et développé, quel que soit le système natif (à l'exception, pour le moment, du format .raf du Fuji Finepix X10). L'une des fonctions de correction lui est d'ailleurs exclusive (bruit). Plusieurs choix de sortie sont possibles, en format (jpeg, tiff, tiff 8 bits et modèles dng), taille web (600 et 800 pixels), impression (6 et 12 pouces), dossier. La photo originale est préservée dans tous les cas, le nom du fichier de sortie étant simplement complété d’une mention « DXO ». Le poids du fichier produit  dépend évidemment du traitement. Un recadrage important le réduit, une quantité de corrections tend à l'alourdir. Il va de soi qu'un RAW donne un jpeg beaucoup plus léger, au moins de moitié. Un mot du temps de traitement : il est fonction des caractéristiques de l'ordinateur, ce qui n'étonnera personne. DxO assure que la version 7 accélère le traitement jusqu'à un facteur de quatre (j'ai constaté jusqu'ici un doublement de la vitesse, ce qui est déjà appréciable).

 

Les plus

+ Bonne ergonomie, relative facilité d’utilisation

+ Prise en compte de très nombreux couples appareil-objectif

+ Corrections efficaces et utiles

+ Version d’essai d’un mois entièrement fonctionnelle, sans filigrane

+ Rapport qualité-prix satisfaisant

+ Aide en ligne réactive

+ Passerelles avec Lightroom

 Les moins

- Toujours pas de traitement HDR mulitiphoto (à l'étude)

- Absence de mélangeur de couches pour le noir et blanc
          (mais présent sur Film Pack)

 
Mise à jour du logiciel (payante des versions 6 aux versions 7) :
la dernière est la 7.2 Accessible ici.

 
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